Le droit à l’éducation : lutter contre les inégalités scolaires mondiales

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Dans les pays en développement, la pauvreté des familles représente souvent le premier obstacle à la scolarisation des enfants. Ils doivent aider leurs parents à subvenir aux besoins du foyer, et s’éloignent ainsi du chemin de l’école. Par ailleurs, les enfants sont souvent plus exposés aux maladies provoquées par le manque d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et l’assainissement.

Aujourd’hui :

  • 244 millions d’enfants ne vont pas à l’école
  • 1 enfant sur 10 n’est pas scolarisé à l’école primaire
  • 1 fille sur 4 ne va pas à l’école dans les pays en développement

Ce sont également les femmes qui sont le plus impactées par l’analphabétisme, 63 % des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes.

Les inégalités en termes d’éducation sont fortes entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres : 59 % des enfants arrêtent leurs études avant le lycée dans les pays à revenu faible, contre 6 % dans les pays à revenu élevé.

Bien que l’écart entre le  taux de scolarisation des filles et des garçons se réduise, les inégalités persistent : 10% des filles ne sont pas inscrites à l’école primaire.

Par ailleurs, 50 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire et non scolarisés vivent dans des zones touchées par un conflit.

Les inégalités scolaires dans le monde : zoom sur les pays défavorisés

Les inégalités scolaires sont un problème persistant à l’échelle mondiale mais sont particulièrement prononcées dans les pays défavorisés. Alors que l’accès à l’éducation est un droit fondamental, de nombreux enfants en sont toujours privés.

L’inégalité d’accès à l’éducation dans le monde

40% des enfants qui ne sont pas scolarisés dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne, soit plus de 98 millions de jeunes âgés de 6 à 18 ans. Les pays les plus touchés par cette situation sont le Nigeria, où résident environ 20,2 millions d’enfants privés d’école, et l’Éthiopie, qui en compte environ 10,5 millions. D’autres pays de la région, tels que la République démocratique du Congo (RDC) avec près de 5,9 millions d’enfants et de jeunes non scolarisés, ainsi que le Kenya avec 1,8 million, sont également confrontés à ce défi majeur.

En dehors de l’Afrique, l’Asie centrale et l’Asie du Sud comptent la deuxième plus forte population d’enfants non scolarisés, avec environ 85 millions d’enfants concernés. Cette région doit également faire face à des défis importants en matière de droit à l’éducation, et des efforts considérables sont nécessaires pour garantir la scolarisation de tous les enfants.

Cependant, la disparité entre les taux de filles et de garçons non scolarisés s’est réduite à l’échelle mondiale selon l’UNESCO, une avancée significative dans la lutte pour l’égalité des genres dans l’éducation. Il est toutefois important de noter que des disparités régionales persistent.

La déscolarisation

Dans les pays défavorisés, l’absence d’emplois formels et décents, la précarité du secteur informel et l’instabilité économique peuvent contraindre les parents à compter sur leurs enfants pour travailler et soutenir financièrement la famille.

Les enfants qui travaillent sont alors souvent contraints d’abandonner l’école, soit parce qu’ils n’ont pas le temps de fréquenter régulièrement les cours, soit parce que leurs familles ne peuvent pas se permettre de les envoyer à l’école.

Les facteurs sociaux et culturels contribuent également à la déscolarisation de certains enfants. Les discriminations de genre, par exemple, limitent l’accès des filles à l’éducation dans de nombreuses régions du monde. Dans certains pays, les filles sont découragées d’aller à l’école et sont souvent mariées de force à un jeune âge. Cette pratique perpétue le cycle de la pauvreté et empêche les filles d’envisager un avenir professionnel. Pourtant, chaque année de scolarité supplémentaire leur permettrait d’augmenter leurs revenus de 10 à 20%.

Le manque d’infrastructures éducatives adéquates

De nombreuses écoles dans les pays défavorisés manquent d’infrastructures de base telles que des salles de classe, des toilettes, des bibliothèques et des laboratoires. L’absence de toilettes adéquates peut par exemple entraîner la déscolarisation des filles durant leurs menstruations.

De plus, les contraintes géographiques représentent un défi majeur pour l’accès à l’éducation. Les populations vivant dans des régions reculées ou rurales ont souvent un accès limité aux écoles. Par exemple, dans les zones montagneuses isolées de l’Himalaya, certaines communautés ont des écoles situées à plusieurs heures de marche, ce qui rend difficile pour les enfants d’y accéder régulièrement.

Les problèmes liés au financement de l’éducation

Dans les pays défavorisés, l’éducation est souvent confrontée à des contraintes budgétaires majeures. Ces pays font face à de nombreux défis économiques et sociaux, ce qui se traduit par des ressources financières limitées pour investir dans le secteur de l’éducation.

Par manque d’investissement, les établissements scolaires dans ces pays peuvent être délabrés, surpeuplés ou même inexistants dans certaines régions reculées. Le manque de matériel scolaire est également un véritable obstacle au droit à l’éducation des enfants. Les familles défavorisées ne peuvent pas toujours se permettre d’acheter ces fournitures, et les écoles ne disposent souvent pas des ressources nécessaires pour les mettre à disposition de tous les élèves.

Les budgets limités signifient également que les opportunités de formation et de développement pour les enseignants sont insuffisantes. Cela peut entraîner un manque de compétences pédagogiques actualisées, une absence de méthodes d’enseignement innovantes et une difficulté à s’adapter aux besoins spécifiques des élèves.

L’impact des conflits armés et des crises humanitaires sur le droit à l’éducation

Les conflits armés et les crises humanitaires poussent souvent les populations à fuir leur foyer, ce qui entraîne un déplacement massif de personnes. Les enfants et les jeunes déplacés sont souvent confrontés à des obstacles supplémentaires pour accéder à l’éducation dans les régions d’accueil.

Dans les zones touchées par les conflits armés et les crises humanitaires, les écoles sont souvent fermées ou utilisées à d’autres fins, telles que des abris pour les personnes déplacées ou des bases militaires.

De plus, les écoles, les bibliothèques et les autres infrastructures éducatives sont souvent détruites ou endommagées lors de conflits armés, rendant impossible la reprise des cours. Les bombardements délibérés d’écoles sont également une violation flagrante du droit à l’éducation.

Les conséquences des inégalités scolaires

Éducation de qualité : le levier manquant pour un avenir égalitaire

Les inégalités scolaires limitent les opportunités de développement et d’épanouissement. Les enfants qui n’ont pas accès à une éducation de qualité ont moins de chances de développer leurs compétences cognitives, leurs capacités d’expression et leurs connaissances.

Cela limite leurs perspectives d’emploi et leur capacité à sortir de la pauvreté, les condamnant souvent à des emplois précaires et mal rémunérés. Ces inégalités scolaires créent un fossé de compétences entre les individus, ce qui entrave leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale.

Les inégalités scolaires renforcent la fragmentation sociale d’une population

Les populations défavorisées n’ayant pas accès à l’éducation sont souvent piégées dans un cycle de pauvreté persistante, avec des opportunités professionnelles limitées. Cette situation entraîne une augmentation des inégalités socio-économiques, de la frustration et de l’exclusion, créant ainsi un climat propice à la tension sociale et aux conflits dans un pays. Une éducation équitable et inclusive est en effet essentielle pour promouvoir la participation citoyenne et la justice sociale.

Des conséquences économiques pour le pays

Les inégalités scolaires ont également des répercussions sur le développement économique d’un pays. Une main-d’œuvre insuffisamment formée et qualifiée limite la productivité et la compétitivité d’une nation dans l’économie mondiale. Sans une éducation de qualité pour tous, les pays se trouvent désavantagés en termes de croissance économique, d’innovation et de développement durable. Selon la Banque Mondiale, le manque d’accès des filles à l’éducation coûte en moyenne entre 15 000 et 30 000 milliards de dollars aux pays en termes de perte de productivité et de revenus.

Education et pauvreté : actions de World Vision France pour briser le cercle vicieux des inégalités scolaires dans le monde

Notre approche globale pour favoriser le droit à l’éducation dans le monde

World Vision France adopte une approche globale, grâce au parrainage d’enfants, qui a pour but l’autonomie des familles. En garantissant aux populations un accès à l’eau potable, une alimentation saine et un revenu stable, les enfants peuvent ainsi être scolarisés et préparer sereinement leur avenir.

Nous travaillons en étroite collaboration avec les familles, les partenaires locaux et autorités locales des pays pour favoriser l’accès à l’éducation et lutter contre la déscolarisation des enfants. Nous agissons pour accompagner les élèves vers une éducation plus inclusive, efficace et complète.

Aide à l’apprentissage de la lecture, notamment grâce à l’approche Unlock Literacy.

Préparation des jeunes adultes à entrer sur le marché du travail grâce à des formations professionnelles adaptées et de qualité.

Appui aux structures éducatives (fourniture de matériels, rénovation des infrastructures – salles de classe, toilettes, dortoirs –, etc.).

Formation des enseignants à des méthodes pédagogiques et participatives.

Sensibilisation des parents à l’importance de la scolarisation de leurs enfants.

 

Nos priorités pour l’éducation dans nos programmes de parrainage

  • Au Sénégal, nous formons les enseignants, nous renforçons l’apprentissage et le niveau de lecture des enfants, nous agrandissons les structures scolaires pour qu’elles puissent accueillir plus d’élèves, et nous sensibilisons les parents à l’importance de l’éducation.
  • En Ethiopie, nous soutenons l’éducation en améliorant l’apprentissage de la lecture et en formant les jeunes aux métiers qui leur plaisent.
  • Au Cambodge, nous formons les professeurs à de meilleures techniques d’apprentissage et fournissons du matériel adapté à un bon enseignement. Nous sensibilisons également les parents sur l’importance de leur soutien dans l’éducation des enfants.
  • Au Myanmar (Birmanie), nous soutenons l’éducation en formant les professeurs et en rénovant les crèches et garderies.
  • En Mongolie, nous proposons des micro-projets pour soutenir l’éducation : organiser des activités scolaires, équiper des bibliothèques en livres et mobilier…
  • Au Salvador, nous renforçons les activités éducatives et luttons contre le décrochage scolaire.

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