Genre et éducation

Genre et éducation

L’accès à l’éducation est un droit fondamental et de nombreux progrès ont été réalisés dans ce domaine ces dernières années. Aujourd’hui, dans le monde, les filles sont presque aussi nombreuses que les garçons à avoir accès à l’apprentissage. Malheureusement, des inégalités d’accès à l’éducation persistent entre les genres. De nombreux pays font face à des obstacles socio-économiques et culturels qui empêchent les filles d’accéder à l’éducation de base et à l’éducation supérieure.

Des inégalités qui persistent : les filles mises de côté

Malgré les progrès réalisés pour améliorer l’accès à l’éducation pour les filles, il existe encore de grands écarts entre les sexes.

L’Afrique subsaharienne est la région la plus en retard en termes de progrès pour la parité. Au Togo, environ 40 % des filles en âge de se rendre au lycée ne sont pas scolarisées, contre 20 % des garçons du même âge. En Guinée, ce sont plus de 70 % des jeunes filles qui ne vont pas au lycée, contre près de 50 % des garçons.

Dans certains pays, les filles sont plus susceptibles d’être retenues à la maison que les garçons, et peuvent être confrontées à des obstacles supplémentaires dans leurs études, tels que le mariage précoce, les grossesses et le manque de soutien familial.

En Afghanistan, l’accès à l’éducation des filles a considérablement progressé au cours des deux dernières décennies. Alors qu’en 2000, seulement 8 % des jeunes filles terminaient leur cycle d’études primaires, ce taux est passé à 56 % en 2020. Cependant, l’arrivée au pouvoir des talibans détruit peu à peu les espoirs des jeunes filles qui n’ont désormais plus le droit d’aller au collège, au lycée et à l’université.

Les préjugés de genre au sein de l’éducation

Même quand les filles accèdent à l’éducation à l’égal des garçons, celles-ci sont plus susceptibles d’être confrontées à des préjugés en raison de leur genre. Elles sont encouragées à se diriger vers des carrières jugées « féminines » et sont souvent sous-représentées dans le domaine des sciences, des technologies, des mathématiques et des ingénieries.

Ces stéréotypes de genre sont souvent entretenus par le système éducatif lui-même. En effet, les cours sont parfois orientés vers le genre et les élèves sont encouragés à choisir des filières et des métiers qui correspondent à leur sexe.

Ces préjugés entravent l’éducation des filles et limitent leurs opportunités. Même lorsque les filles obtiennent de meilleures notes que les garçons en mathématiques dans les cycles primaires et secondaires, celles-ci restent sous-représentées dans les études supérieures scientifiques. Seulement 35% des étudiants inscrits dans des filières universitaires scientifiques sont des femmes selon l’UNESCO. Ces dernières, moins encouragées que les garçons à étudier les sciences, choisissent d’autres voies pour lesquelles elles excellent, notamment les filières littéraires.

Les inégalités d’accès aux études supérieures

Aujourd’hui, dans le monde, 771 millions de personnes ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en écriture. Parmi elles, 63% sont des femmes.

Mais l’inégalité de genre ne se limite pas à la seule présence d’une population analphabète, elle se manifeste également par des différences flagrantes entre hommes et femmes en ce qui concerne le niveau d’éducation. Bien que les femmes soient de plus en plus représentées dans l’enseignement supérieur, dans certaines régions du monde, les femmes sont moins susceptibles d’être diplômées d’une université et restent sous-représentées dans des domaines tels que la finance, l’ingénierie et la technologie.

Alors que le pourcentage de femmes parmi les étudiants est passé de 48,8 % à 51,9 % en l’espace de vingt ans et à l’échelle internationale, des inégalités géographiques se dessinent. En Afrique subsaharienne, pour 100 hommes, 76 femmes sont inscrites dans des établissements d’enseignement supérieur. On compte seulement 47 femmes pour 100 hommes au Bénin, 55 au Burkina Faso et 60 en Éthiopie.

Ensemble, luttons contre ces inégalités et offrons à chacun un accès équitable à l’éducation !

L’accès universel à l’éducation est essentiel pour créer un monde plus juste et plus équitable. La promotion de l’accès à l’éducation pour les filles et les jeunes femmes est indispensable pour atteindre cet objectif. Chaque pays doit mettre en œuvre des mesures pour s’attaquer aux obstacles qui empêchent les filles d’accéder à l’éducation et promouvoir l’égalité des sexes dans l’enseignement.
Vision du Monde encourage tous les efforts pour améliorer les droits des femmes et l’égalité entre les sexes au sein de ses programmes de parrainage.

Les impacts de nos actions

Depuis la mise en place de nos actions en faveur de l’éducation, 1,7 millions d’enfants ont amélioré leurs compétences en lecture. En Ethiopie, après seulement 6 mois d’interventions, 35 % des élèves de CM1-CM2 étaient en mesure de lire et comprendre un texte dans les écoles où nous intervenons, contre 19 % dans les autres écoles.

À Diokoul, au Sénégal, la proportion d’enfants sachant lire et comprendre un texte à la fin de l’école primaire est passée de 30 % en 2016 à 60 % en 2017. À Mabo, le taux de réussite des élèves à la fin du primaire est passé de 28 % en 2015 à 64 % en 2017.

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