Journée internationale de la fille : comment agir ?
Le 11 octobre célèbre la Journée internationale de la fille, pour promouvoir les droits des filles et identifier les obstacles majeurs à leur épanouissement. L’ONU rappelle que cette journée sert à porter l’attention sur les défis particuliers que rencontrent les filles : discriminations de genre, mariages précoces, manque d’accès à l’éducation, violence, et à encourager des actions concrètes.
À l’échelle internationale, cette commémoration demeure un levier diplomatique et médiatique puissant pour orienter les politiques publiques et galvaniser la société civile autour des droits des filles.
Dans ce contexte, la campagne “1000 filles” lancée par World Vision France prend tout son sens : elle vise à soutenir un maximum de filles dans divers pays, en leur offrant un accompagnement global (éducation, santé, protection, autonomisation).
Les engagements de l’ONU et les réalités persistantes
L’ONU, à travers ses rapports, rappelle chaque année que les filles continuent de subir des discriminations. En 2011, les États membres ont adopté une résolution consacrant la Journée internationale de la fille pour reconnaître ces inégalités spécifiques et encourager des mesures ciblées.
Par ailleurs, l’ONU souligne que les progrès sont encore trop lents : la scolarisation des filles dans le secondaire stagne, la violence liée au genre persiste, et dans certains contextes, les catastrophes climatiques ou les crises humanitaires aggravent ces vulnérabilités.
Les filles dans les zones de guerre : une génération en danger
Les conflits armés ne détruisent pas seulement des infrastructures : ils brisent des vies. Pour les filles, cette violence se traduit par une double peine. Parce qu’elles sont jeunes, et parce qu’elles sont des filles, elles deviennent les premières victimes d’exactions invisibles. Mariages forcés, violences sexuelles, privation d’éducation : leur avenir est méthodiquement réduit au silence.
Les chiffres sont glaçants. Plus de 25 millions d’enfants âgés de 6 à 15 ans sont privés d’école dans les zones de conflits. Au Soudan du Sud, 76 % des filles sont exclues de l’école ; en Afghanistan, 55 %.L’Afghanistan illustre cette tragédie avec une brutalité particulière. Depuis le retour au pouvoir des Taliban, 2,2 millions de filles ont été interdites d’éducation au-delà du primaire. Rien qu’en 2023, 400 000 jeunes filles supplémentaires ont vu leurs portes d’école se refermer. Ces décisions ne sont pas des conséquences collatérales : elles sont le fruit d’une politique délibérée de privation et de contrôle.
En République démocratique du Congo, les violences sexuelles constituent une autre arme de guerre. En 2025, près de 73 400 cas ont été recensés, dont une large part concerne des adolescentes de moins de seize ans.
L’intégrité des filles bafouée : le fléau des mutilations génitales féminines
À ces violences s’ajoute un autre fléau : les mutilations génitales féminines (MGF). Cette pratique, profondément enracinée dans certaines cultures, constitue une violation manifeste des droits humains. Plus de 230 millions de femmes et de filles vivent aujourd’hui avec les conséquences des MGF, soit une augmentation de 15 % depuis 2016. Chaque année, 4,4 millions de nouvelles victimes s’ajoutent à ce bilan. Les contextes de crise et de pauvreté renforcent encore cette pratique, perçue, à tort, comme une forme de protection ou de préservation de l’honneur.
Lorsque l’ONU appelle à « investir dans les filles », elle insiste sur l’importance d’une approche intégrée, parce que l’éducation seule ne suffit pas si les filles n’ont pas accès à l’eau, à une bonne nutrition, à des services de santé ou à une protection contre la violence.
C’est précisément ce modèle holistique que la campagne “1000 filles” veut porter : non pas un soutien fragmenté, mais un accompagnement dans tous les aspects essentiels de la vie des filles, mais aussi de leur entourage.
La campagne 1000 filles : notre réponse globale
La campagne “1000 filles” est notre engagement pour permettre à un millier de filles dans plusieurs pays de bénéficier d’un accompagnement global. Chaque enfant parrainé bénéficie du programme de développement co-construits avec sa communauté. Il accède ensuite à l’éducation, la santé, la nutrition, l’eau, la protection et le renforcement des compétences.
Dans notre programme de Lalo Asabi au Mali, 500 kits d’hygiène menstruelle ont été distribués. Cette action a permis de réduire considérablement l’absentéisme scolaire des filles.
En Ukraine, World Vision soutient des écoles bunker, où les enfants peuvent continuer à étudier en sécurité, à l’abri des bombardements.
Dans d’autres régions du monde, des écoles mobiles atteignent les villages isolés, et des programmes de radio éducative permettent aux filles de poursuivre leur scolarité même lorsque les salles de classe sont détruites.
Je découvre le parrainage avec World Vision
Des impacts mesurables et des témoignages inspirants
Au Kenya, le projet Big Dream, lancé en 2019, illustre la puissance d’une approche intégrée contre les mariages précoces et les MGF. Dans la communauté Samburu, les mariages d’enfants sont passés de 67 % à moins de 13 % parmi les familles accompagnées. Derrière ces chiffres, ce sont des vies transformées : Esther, menacée d’un mariage à huit ans, a été sauvée grâce à un centre soutenu par World Vision. Aujourd’hui scolarisée, elle rêve de devenir enseignante pour protéger à son tour les générations futures.
Mais les chiffres ne suffisent pas. Voici le témoignage de Srey Ena, 8 ans, au Cambodge :
« J’ai grandi dans un environnement difficile, sans soutien ni sécurité, mais grâce à World Vision, j’ai retrouvé confiance en moi. Aujourd’hui, je suis fière d’être devenue leader de mon club jeunesse, pour aider d’autres enfants comme moi à croire en leur avenir. »
Les résultats montrent que, quand on investit avec cohérence, patience et rigueur, le changement survient durablement.
Coup de projecteur sur la journée internationale de la fille
À l’occasion de la Journée internationale de la fille, World Vision France s’associe à la Mairie du 13e arrondissement et à JCDecaux pour sensibiliser le grand public aux droits des filles et marquer la clôture de sa campagne 1000 Filles.
Du 10 au 19 octobre, cinq panneaux d’affichage installés sur le parvis mettront en lumière les témoignages inspirants de jeunes filles à travers le monde. Un stand d’information sera également présent le samedi 11 et le mercredi 15 octobre, animé par nos équipes, pour échanger avec les passants autour d’un café, proposer un quiz ludique sur les droits des filles et un photocall engagé.
Avec la campagne 1000 filles, World Vision France donne une possibilité de s’engager de façon concrète et durable. Le 11 octobre est une journée clé pour donner aux filles les moyens de réaliser leurs rêves et de construire un avenir sans violence, ni inégalités.
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