Lutter contre les mariages d’enfants au Kenya
Mettre un terme aux mariages précoces
Dans certaines régions du Kenya, la pauvreté et des traditions profondément ancrées poussent encore des familles à marier leurs filles dès l’adolescence. Mutilations, fin de la scolarité, mariages forcés : pour beaucoup, l’avenir se referme trop tôt.
L’éducation change tout. Une fille qui reste à l’école est moins exposée au mariage précoce, gagne en confiance et peut choisir son avenir. Pourtant, trop nombreuses sont celles qui n’ont jamais mis les pieds en classe.
3 constats alarmants
Nos actions clés
L’école protège. En permettant aux enfants, et en particulier aux filles, d’apprendre, de se former et de développer des compétences utiles pour leur avenir, nous brisons le cercle de la pauvreté et du mariage précoce.
Nous collaborons avec les figures respectées des communautés (chefs traditionnels, exciseuses, leaders religieux) pour faire évoluer les normes culturelles. En valorisant des filles instruites, on montre qu’il existe d’autres voies que le mariage et les mutilations génitales.
Quand une famille n’est plus écrasée par la pauvreté, ses enfants, et en particulier les filles, ont plus de chances d’aller à l’école. Soutenir leur autonomie, c’est agir pour retarder les mariages précoces, protéger les filles, et leur permettre de construire un avenir différent.
La réduction des obstacles à l’éducation des filles passe notamment par un meilleur accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. En améliorant le nombre de personnes disposant d’un point de collecte d’eau potable ainsi que de services d’assainissement et d’hygiène de base dans les communautés, on favorise un environnement plus sain et inclusif.
Il est également essentiel d’augmenter la proportion d’écoles équipées d’installations adaptées à l’hygiène menstruelle. Ces actions contribuent directement à la scolarisation, à la dignité et au bien-être des filles.
La prévention du mariage précoce repose sur la mise en place d’un cadre juridique et politique solide, soutenu par des ressources suffisantes et une mise en œuvre efficace. Le renforcement du nombre d’unités de protection de l’enfance permet d’assurer une meilleure prise en charge des enfants à risque. Par ailleurs, le suivi d’une proportion croissante de cas connus par des comités de protection de l’enfance garantit une protection plus durable et adaptée aux besoins des enfants.
Les grandes avancées du projet
742 filles déscolarisées vont retrouver le chemin de l’école grâce à un programme d’enseignement intensif adapté.
Depuis son lancement, le programme a déjà accompagné plus de 1,3 million de personnes : enfants, familles, enseignants, agents de santé, chefs traditionnels… jusqu’aux exciseuses elles-mêmes. Une approche communautaire essentielle pour faire évoluer durablement les mentalités et protéger les filles.
Des communautés entières sont mobilisées pour faire évoluer les mentalités, réduire les violences et valoriser les filles instruites.
Des familles soutenues économiquement trouvent des alternatives durables au mariage précoce et peuvent investir dans l’éducation de leurs enfants.
Le projet Kenya Big Dream se déroulera en trois phases de cinq ans.
- 54 093 personnes directement soutenus.
- 357 filles ont été protégées du mariage précoce et d’autres pratiques culturelles néfastes.
- 5 353 élèves ont été sensibilisés à la santé sexuelle et reproductive.
World Vision continue de travailler dans les comtés de Pokot et de Samburu, et s’investit progressivement dans les zones de Migori, Baringo, Turkana, Marsabit et Narok.
Avec un budget global de 59,4 millions d’euros, il permettra d’accompagner près de 915 000 personnes, en plaçant l’éducation des filles au cœur de chaque action.
World Vision avec le soutien de ses donateurs a commencé l’accompagnement dans les comtés de Pokot en 2019. Fort des premiers résultats à Pokot, World Vision a intégré Samburu comme zone d’intervention.
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