Travail des enfants, les secteurs concernés

Travail des enfants, les secteurs concernés

Dans le monde, 160 millions d’enfants, soit 1 enfant sur 10, travaillent et sont ainsi privés de leur enfance, de leur éducation et de leurs droits humains fondamentaux.

Tâches domestiques, ouvriers, travail au champ, alors que la grande majorité des enfants travaille dans le secteur agricole, le travail infantile est aussi présent au sein d’industries telles que le cosmétique, l’exploitation minière, la téléphonie ou le secteur textile.

Notre ONG lutte contre les causes profondes du travail infantile en les protégeant des crises économiques et sanitaires et renforce l’accès à une éducation de qualité, pour que les enfants n’aient plus à prendre le chemin du travail. Ensemble, nous pouvons briser ce cycle et offrir aux enfants la chance de s’épanouir pleinement.

Agriculture : premier secteur d’emploi des enfants

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Que cela soit dans un cadre familial ou pour un employeur, l’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés au travail des enfants : près de 70 % des enfants qui travaillent dans le monde exercent leur activité dans les champs.

Le travail agricole s’exerce d’abord dans un cadre privé. Les enfants aident leurs familles pour les semences, les récoltes, l’entretien des sols, pour garder les bêtes ou encore la traite et la transformation de produits agricoles.

Mais les enfants ne travaillent pas toujours exclusivement dans le cercle familial, d’autres sont aussi employés dans les champs par des entreprises agricoles profitant d’une main d’œuvre vulnérable et à bas coût. Beaucoup d’enfants sont alors privés d’éducation, pris au piège dans le cercle vicieux de la pauvreté et ne peuvent alors défendre leurs droits.

Le danger de l’agriculture est pourtant multiple. Les enfants utilisent des équipements dangereux et répandent des produits chimiques sans mettre d’équipement de protection.

Les exploitations les plus touchées par le travail des enfants dans le monde sont notamment les plantations d’huile de palme, de café, de cacao, de sucre de canne ou de riz. Des enfants âgés de moins de 15 ans ont ainsi été recensés dans les plantations d’huile de palme en Indonésie, Malaisie, Équateur, Sierra Leone, Guatemala, ou encore Colombie.

Exploitation des enfants dans l’industrie cosmétique : Le rapport de World Vision International

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L’origine des ingrédients cosmétiques

Le rapport « The High Price of Beauty » de World Vision International révèle que de nombreux produits de beauté, tels que les gloss, huiles et beurres corporels, contiennent des ingrédients collectés par des enfants dans des mines et des fermes de pays à faible revenu. Même les produits « cruelty free » ne garantissent pas l’absence de travail infantile. Les chaînes d’approvisionnement, complexes et opaques, profitent aux multinationales, tandis que les enfants en souffrent.

Impact de la pauvreté sur le travail des enfants

Dans les zones pauvres, les familles envoient leurs enfants travailler au lieu d’aller à l’école. Environ 30 % des ingrédients cosmétiques proviennent de produits miniers ou agricoles. La demande pour des cosmétiques naturels a amplifié ce problème.

Les politiques des entreprises de beauté

Bien que les plus grandes entreprises de beauté aient amélioré leurs politiques de fournisseurs et leurs audits, le nombre d’enfants travaillant dans des conditions dangereuses a augmenté. Des actions concrètes sur le terrain sont nécessaires pour voir des changements réels.

Sans des vérifications rigoureuses des chaînes d’approvisionnement par les entreprises et un meilleur accès à la sécurité sociale et à l’éducation par les gouvernements, 140 millions d’enfants risquent encore de travailler en 2025.

L’exemple de la vanille en Ouganda avec Peter et Rahmad

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La culture de la vanille est une activité délicate nécessitant une pollinisation manuelle laborieuse. En Ouganda, de nombreux enfants non scolarisés, comme Peter et Rahmad, travaillent dans ce secteur. Peter, 17 ans, a commencé à travailler à 8 ans, retardant sa scolarité jusqu’à 15 ans pour terminer l’école primaire. Rahmad, influencé par son frère, a débuté à 5 ans et sa scolarité est fréquemment interrompue par le travail de pollinisation et de récolte.

À Madagascar, près d’un tiers des travailleurs de la vanille sont âgés de 12 à 17 ans, et environ 20 000 enfants effectuent des tâches dangereuses dans ce secteur.

L’exploitation des enfants dans les industries et mines

La téléphonie et l’industrie textile restent aujourd’hui les deux plus gros exemples de cas de travail des enfants dans le secteur industriel.

En Chine, de nombreux enfants travaillent au sein d’usines de production et de confection de téléphones portables dans des conditions souvent déplorables et pour un salaire ridicule. Bien que le code du travail chinois interdise le travail aux enfants de moins de 16 ans, les autorités ferment souvent les yeux face à la rentabilité de telles usines pour le pays.

Le travail des enfants dans l’industrie textile

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Tout comme la téléphonie, l’industrie textile n’est pas en reste dans l’exploitation des enfants. Au Bangladesh, l’effondrement de l’usine textile Rana Plaza en 2013 a une nouvelle fois mis en lumière les mauvaises conditions des usines textiles, mais aussi la présence de jeunes filles mineures parmi les employés victimes du drame.

En 2016, l’Overseas Development Institute révélait que 15 % des enfants entre 6 et 14 ans des bidonvilles de la capitale Dacca au Bangladesh travaillaient 64 heures par semaine dans l’industrie du textile.

L’extraction de minerais : Un travail infantile dangereux

travail des enfants dans les mines

Le travail des enfants dans les mines d’or

Enfouis dans des galeries souterraines, ou nettoyant l’or au mercure en surface, ce sont au moins un million d’enfants de 5 à 17 ans qui travaillent dans des mines d’or selon l’Organisation Internationale du Travail. Cette activité, extrêmement dangereuse pour la santé et la vie des enfants, est aussi très néfaste pour leur avenir.

Beaucoup d’enfants travaillant dans les mines n’ont jamais connu l’école, remplaçant leurs parents dans les mines ou exploitant clandestinement des galeries abandonnées pour revendre l’or à des négociants. Il n’est ainsi pas rare de voir des enfants travailler dans des conditions extrêmes plus de 10 heures par jour.

L’exploitation des enfants dans l’extraction de cobalt

L’or n’est pas la seule ressource extraite par les enfants. La fabrication des technologies telles que les téléphones portables ou les ordinateurs nécessite d’importantes quantités de métaux rares comme le cobalt, dont plus de la moitié de la production mondiale provient de République démocratique du Congo.

Selon les derniers chiffres de l’UNICEF, près de 40 000 garçons et filles travaillent en tant que mineurs artisanaux dans le sud de la République démocratique du Congo, dont une majorité dans l’extraction de cobalt. Le risque d’éboulement des galeries est omniprésent et les poussières de cobalt peuvent provoquer d’importants problèmes de santé aux enfants comme des infections pulmonaires mortelles. Sans protection et exposés quotidiennement aux dangers des mines, les enfants s’épuisent physiquement et psychologiquement, les rendant d’autant plus vulnérables aux violences et abus.

Le travail informel : Commerces et services

travail des enfants

Le commerce de rue et ses dangers

Le travail informel, notamment le commerce de rue, représente une grande part du nombre d’enfants qui travaillent. Poussés par l’exode rural, les enfants et leurs familles rejoignent les grandes villes dans l’espoir d’une vie meilleure. Malheureusement, beaucoup d’enfants se voient contraints de travailler au lieu d’aller à l’école. Les petits emplois informels sont alors les plus faciles d’accès pour ces enfants vulnérables : cirage de chaussures, lavage de voitures, ramassage d’ordures, porteur, vendeur de fruits, de boissons ou autres produits commerciaux.

Ces petites activités non réglementées sont difficiles à recenser. Pourtant on estime que 120 millions d’enfants vivent aujourd’hui à la rue et sont donc plus susceptibles d’être victimes du travail infantile.

Le travail domestique des jeunes filles

Le travail informel prend également d’autres formes comme le travail domestique réalisé en majorité par des jeunes filles. Alors que ces dernières ne sont pas considérées comme étant intégrées à une activité économique, elles travaillent au sein même de leur foyer ou sont recrutées par des familles plus aisées. Ces employées de services domestiques sont toutes aussi difficiles à recenser que les vendeurs de rue puisque très isolées et à l’abri des regards.

World Vision France lutte contre les causes profondes du travail infantile

Dans chacun de ses programmes de développement, World Vision France lutte contre les causes profondes de la pauvreté. Grâce à la protection contre les chocs économiques et sanitaires et le renforcement de l’accès à l’éducation, nous réduisons la part d’enfants qui travaillent.

Au Salvador au Cambodge en passant par le Sénégal et le Ghana, nous agissons concrètement en :

  • Sensibilisant à l’importance de l’enregistrement des naissances pour que les enfants puissent avoir des droits et être protégés aux yeux de l’Etat.
  • Fournissant des services éducatifs pour améliorer la qualité de l’enseignement ainsi que les espaces d’apprentissage.
  • Apportant un soutien économique aux parents afin que les enfants n’aient pas besoin de travailler.
  • Menant des actions de plaidoyer pour faire évoluer les lois nationales sur le travail des enfants et leur application.
  • Promouvant la responsabilité sociale des communautés, des gouvernements et des entreprises.
  • Équipant les villages (chefs religieux, parents et groupes communautaires) pour surveiller les enfants vulnérables et les empêcher d’effectuer des travaux dangereux.
  • Valorisant un travail décent pour les jeunes qui ont dépassé l’âge minimum de travail grâce à la formation, à l’entrepreneuriat ainsi qu’à l’accès aux services d’épargne et de crédit.

Notre ONG aide également les enfants à comprendre et à exercer leurs droits et leur donne les moyens de travailler à leur propre bien-être.

Ces actions nous permettent de réduire les différentes formes de travail des enfants et ainsi de tendre vers les objectifs de développement durable fixé par les Nations Unies.

En parrainant un enfant ou en faisant un don, vous participez à la protection des droits de l’enfance et  l’amélioration de leurs conditions de vie.

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