Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Toutes les 2 minutes, 1 enfant meurt de cette maladie infectieuse !

Le paludisme est une maladie infectieuse qui se transmet aux êtres humains par les piqûres de moustiques anophèles femelles infectées. Celle-ci est évitable et on peut en guérir grâce à un diagnostic rapide et un traitement efficace.

Dans le monde, le nombre de cas de paludisme a augmenté de 5 millions par rapport à 2021, passant ainsi à 249 millions et à 608 000 décès en 2022. Cette même année, l’incidence du paludisme a atteint 58 cas pour 1 000 habitants.

Sur le continent africain, les enfants sont les premières victimes

Le paludisme touche de manière disproportionnée les populations pauvres, qui vivent souvent dans des logements insalubres, à proximité des zones de reproduction des moustiques et qui n’ont pas accès aux services de santé.

Si 85 pays sont concernés, le continent africain demeure la zone la plus touchée :

  • 94 % des cas de paludisme (233 millions) et 95 % des décès dus à la maladie (580 000) ont été enregistrés dans la zone la même année.
  • Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le paludisme représente la principale cause d’hospitalisation pédiatrique et la première cause de mortalité infantile.
  • Près de 80 % des décès dus au paludisme sont des enfants de moins de 5 ans, et la majeure partie des 20 % restants concernent des enfants de moins de 10 ans, des femmes enceintes ainsi que des personnes vivant avec le VIH et le SIDA. En effet, ceux-ci sont plus sensibles au paludisme en raison de leur système immunitaire affaibli ou immature.
  • Dans les populations les plus pauvres et les moins scolarisées, la prise en charge rapide des plus petits souffrant de fièvre est beaucoup plus rare. Alors qu’ils sont déjà fragilisés par la malnutrition, les enfants n’ont souvent pas les ressources nécessaires pour lutter contre la maladie.

Une préoccupation mondiale, amplifiée par les changements climatiques

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’augmentation des cas de paludisme à l’échelle mondiale et les répercussions des changements climatiques ont une importance que l’on doit prendre en compte même si ces dernières sont complexes à identifier et à mesurer.

  • L’humidité, les changements de températures et les fortes précipitations à l’origine des eaux stagnantes qui impactent entre autres la survie des moustiques anophèles, vecteurs du paludisme et du développement des parasites au sein des moustiques. Or les événements météorologiques extrêmes sont souvent accentués par les changements climatiques selon les données dont dispose l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

C’est par exemple le cas au Pakistan, où les inondations dévastatrices de 2022 ont multiplié par cinq les cas de paludisme, passant ainsi de 500 000 cas de paludisme enregistrés en 2021 à environ 2,6 millions de cas l’année suivante.

  • Les changements climatiques participent également à l’augmentation du nombre de cas de paludisme car il accroît les menaces actuelles et creuse les inégalités déjà existantes. Ainsi, les enfants vivant dans les pays en développement sont les plus exposés, non pas uniquement parce que les effets des changements climatiques y sont plus graves que dans d’autres pays, mais parce que la pauvreté limite leur capacité de réaction.
  • A cela s’ajoutent les conflits, les crises humanitaires, le manque de ressources et la résistance des moustiques aux médicaments et aux insecticides qui mettent à mal les progrès réalisés ces dernières décennies (entre 2000 et 2022, on estime que 2,1 milliards de cas de paludisme et 11,7 millions de décès associés ont été évités).

Les populations vulnérables, prisonnières d’un millefeuille de crises

En plus de la pandémie de COVID-19 qui a touché le monde entier, 41 pays d’endémie palustre ont été confrontés à diverses urgences sanitaires et humanitaires entre 2019 et 2022, impactant 145 à 267 millions de personnes selon les estimations.

Sur le continent africain notamment, l’instabilité politique et l’insécurité liées aux conflits entravent les plans sanitaires nationaux et exposent davantage les populations rurales isolées qui font déjà face à une extrême pauvreté. Dans ces pays où les systèmes de santé sont souvent dysfonctionnels, l’accès aux soins est très limité pour les personnes atteintes de paludisme.

Entre 2021 et 2022, l’Ethiopie, déjà en proie à un conflit sur cette période, a connu une augmentation de 1,3 million de cas. Et la situation ne semble pas s’améliorer puisqu’en 2024, le nombre de cas de paludisme dans le pays a atteint 5,2 millions, dépassant les chiffres de 2023 (705 000 cas en février).

Au Myanmar, l’instabilité politique et sociale a entraîné un pic du nombre de cas de paludisme, passant de 78 000 en 2019 à 584 000 en 2022. Sans ressources, de nombreux habitants ont cherché à se faire soigner en Thaïlande, créant ainsi un effet domino dans le pays voisin. Les cas dits d’importation ont alors alimenté la propagation locale de la maladie (le nombre de cas a plus que doublé en Thaïlande entre 2021 et 2022, passant de 2426 à 6263 cas).

World Vision France poursuit sa lutte contre le paludisme

World Vision France (anciennement Vision du Monde) poursuit son engagement à lutter contre le paludisme jusqu’à ce qu’il soit éliminé. La prévention et le traitement du paludisme font partie intégrante de notre plan d’action.

  • Dans les régions où le paludisme est un problème, nous veillons à ce que les familles, en particulier les mères et les enfants de moins de 5 ans, dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII).

Avec le Fonds mondial, World Vision France via World Vision International, a distribué 219,7 millions de moustiquaires imprégnées en 2022 !

  • Nous nous efforçons également de renforcer les systèmes de santé pour que les familles aient accès à des diagnostics, des traitement et des soins appropriés. Grâce à la gestion intégrée des cas au niveau communautaire (iCCM), les diagnostics et les traitements sont effectués par nos agents de santé communautaires.

Notre ONG intervient également via :

  • La promotion du traitement présomptif intermittent pour les femmes enceintes ;
  • La pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticides à effet rémanent (PID) ;
  • Des interventions en matière d’hygiène environnementale où nous nous attaquons aux problèmes d’assainissement qui créent des terrains de reproduction pour les moustiques vecteurs du paludisme.

Ensemble, nous pouvons protéger les enfants vulnérables confrontés au paludisme !

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